Ceci est un asado, autrement dit une grillade argentine (et juteuse).

Buenos Aires, croquante et fondante comme un asado

Buenos Aires, la plus occidentale des latinas. Un doux mélange de saveurs piquantes, d’asados et d’héritage colonial. En contraste de son chaos ressort sa modernité. Les « buildings » en verre qui frôlent le ciel reflètent des bâtis délabrés, câbles électriques et compresseurs recouvrant la façade. Chaque quartier, rue, îlot, bâti est unique, créant une hétérogénéité qui interpelle constamment notre regard.

On déambule, on se perd, on piétine, on prélasse nos jambes sur des bancs en soufflant, Buenos Aires est un marathon. Durant trois pâtés de maisons c’est presque Paris, au coin de la rue c’est Sao Paolo. Toutes ces formes nous matérialisent les inégalités de l’Argentine : à la fois riche, cultivée, dynamique, populaire, précaire et parfois infâme.

On sent parfois une forte inspiration occidentale version 21ème siècle : bars hipsters, places street art, rues dignes d’un 15 août palavasien, centre commercial « à bras ouverts », publicité Coca-Cola qui pique l’œil… mais l’esprit porteno flâne toujours. L’air moite qui porte constamment une odeur de viande rouge grillée nous rappelle toujours la face latine de Buenos Aires.

Ici, tous nos sens sont en alerte. Nos papilles dansent le tango sous l’effet des empanadas, parfois répugnants, parfois goûtus comme une baguette qui sort du four. Notre ouïe est servie. Buenos Aires porte son lot de bruits reconnaissables dans toutes capitales : sirènes, brouhaha des moteurs qui empestent, vendeurs à la sauvette, coups de klaxon, musiques latinas, crissement du métro, dragueurs lourds…

Tous nos sens sont éveillés… bien qu’on se serait passé de la proximité corporelle du métro portoreno, véritable tunnel de hammams durant cette période estivale.

Caroline Yegavian

 

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Billet d’Humeur n°2 – Buenos Aires, croquante et fondante comme un asado

3 avis sur « Billet d’Humeur n°2 – Buenos Aires, croquante et fondante comme un asado »

  • 2 mars 2018 à 9 h 09 min
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    Merci Caroline pour cette description de Buenos aires malgré les 10000 km qui me sépare de cette ville j’ai déambule dans ces rues,quartiers et senti ces odeurs,hâte de lire la suite de votre aventure
    Chantal

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  • 13 mars 2018 à 19 h 20 min
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    Chouette présentation de cette ville (de moi) inconnue; j’ai envie d’aller voir, c’est dire! Pas pour les asados joufflus et leur envahissant parfum, mais pour le délicieux mélange que tu nous décris bien de « passe-partout » et de « rien que là ». Merci.

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