Voilà plusieurs jours que nos chemins se sont séparés. Après s’être dit au revoir à Cordoba et Iguazu, j’ai repris la route direction la ville de Corrientes, en solo… ou presque. Presque, car cette étape était surtout l’occasion de retrouver Axelle et Louis, camarades lyonnais se trouvant aussi en Argentine. Après trois jours ensemble, je m’apprête à reprendre la route ce mercredi 20 juin.

 

Un café et quelques tartines au dulce de leche engloutis, mon sac à dos rangé et fermé, la journée peut commencer. Prenant le bus qu’en fin d’après-midi, je décide de partir balader.
Corrientes n’est pas vraiment une ville « à touristes ». Peu d’attractions. Beaucoup de gens ne s’y seraient pas attardés. Pourtant, c’est en y déambulant que l’on sent vraiment battre le pouls d’une Argentine authentique.

L’hiver approche ici. Néanmoins,c’est sous une chaleur étouffante que je parcours les rues, moins animées qu’à l’habitude. Beaucoup de commerces sont fermés – jour férié oblige – en ce Jour du Drapeau (El Dia de la Bandera), commémorant Manuel Belgrano, créateur de l’emblème national. Seuls scooters et motos ne semblent pas chômer ici. Par dizaines, ils traversent routes et chemins de terre à toute allure, pilotés autant par des personnes âgées que des adolescents en quête de sensations fortes.

À midi, je m’arrête dans un petit restaurant du centre-ville. Dévorant une pizza trop salée, je me surprends à suivre le match du Mundial – moi que le foot déboute souvent – diffusé sur la télé de l’établissement. Après la difficile victoire de l’Uruguay, je reprends ma route, sac sur le dos, direction la gare routière. Sur mon chemin, les stands de vente ambulante affichent fièrement le maillot de l’icône locale, Messi. Sur les trottoirs, le maté circule de mains en mains, partagé devant une maison ou en marchant.

Arrassé par la chaleur, j’arrive enfin au terminal de bus où je m’accorde une boisson fraîche au comptoir d’un café. Les vieux tenanciers servent les clients et gardent un œil sur l’écran télé diffusant cette fois le match de l’Espagne, débattant d’une main de l’équipe iranienne. Le foot est décidément partout, et cela fait parti du charme de ce pays qui vit au rythme du ballon rond (et des fluctuations du péso aussi).

18h. Ma journée s’achève déjà sur ce quai de gare. Pour beaucoup, ça aurait été un jour perdu, un jour d’ennui mais pour le voyageur, c’est dans ces temps « faibles » qu’il est possible d’apprécier et de saisir le pays traversé.

 

Gus

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Le jour du drapeau
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Un avis sur « Le jour du drapeau »

  • 21 juin 2018 à 13 h 20 min
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    Te voilà libre comme l’air …..à déambuler au gré de tes envies. Bonne continuation pour ton voyage en solo et continue à nous faire partager ton périple Bises

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