Adieu Argentine, bonjour Bolivie. L’entrée dans le mois de juillet coïncide avec l’entrée dans un nouveau pays pour Florian et moi. Récit de nos premières heures dans cette contrée.

Après des retrouvailles à Tupiza – petite bourgade au sud du pays -, nous prenons la route vers Potosi, ville perchée à 4 000m d’altitude, la deuxième plus haute au monde.
À peine sortis du bus, nous partons mochilas sur le dos, direction notre auberge. C’est parti pour 2 kilomètres de montée, où nos corps essoufflés s’acclimatent à l’altitude et où nos yeux decouvrent émerveillés ce nouveau monde. Sourires béats, comme des enfants à Noël, nous ne savons pas où donner de la tête. Les femmes vêtues de baluchons succèdent aux vieilles dames tenant des échoppes de rues. De toute part , des minibus circulent , crachotant leurs fumées noireâtres. Ça grouille ! Le tout perché au milieu de la Cordillère des Andes, qui n’héberge qu’alpagas et mineurs.

Après avoir rejoint notre hostel en fin d’après-midi, nous décidons de ressortir prendre le pouls de cette première ville bolivienne. Le soleil s’est couché et nous arpentons les rues du vieux centre. Nous nous arrêtons boire la Potosina, la bière de la brasserie « la plus haute du monde ». Rien d’incroyable mais un bon moyen de fêter nos retrouvailles et de refaire le monde, comme à nos habitudes de vieux compères. Passé ce moment, nous nous mettons en route pour manger dehors. La ville fourmille. Nous nous arrêtons sur une placette où des petits stands nous proposent du jus de maïs chaud et d’immenses beignets au fromage. Un régal. De plus en plus sous le charme de cette ville, nous observons la vie autour de nous. Peu de touristes. Ce que nous voyons et vivons nous parait tellement authentique.

Après cette mise en bouche, nous reprenons notre déambulation dans cette cité où la mondialisation ne semble pas encore avoir tout ravagé. Ici, pas de supermarchés, que des petits commerces et stands de bord de route. C’est d’ailleurs dans l’un d’eux que nous trouverons notre bonheur du soir. Sur le bord de la route, deux dames proposent une popote. Brochettes , pommes de terre et riz à l’eau au menu. Cette cuisine de rue – proposée à un prix dérisoire – semble être un lieu populaire où cohabitent familles, hommes en costume et personnes âgées. Un vrai mélange des générations et des classes sociales.

Notre premier soirée potosienne nous enchante. Nous retrouvons cet esprit enjoué et  prêt à toutes les découvertes que nous avions pu avoir lors de notre arrivée à Buenos Aires ou dans la splendide Valparaiso. Avant de rentrer retrouver nos lits qui nous appellent après 6h de bus, nous nous décidons de passer le pas d’une église proche. Là, un nouveau choc culturel. À l’intérieur, des gens fument et des chiens traversent l’allée centrale. Inimaginable en France. Subjugués, nous sommes interpelés par un vieil homme qui a repéré notre français. Nous entamons une discussion avec lui où nous évoquons tour à tour foot, histoire de la ville et nos parcours. Armée d’un plateau, une dame nous interrompt et nous tend un verre. Nous nous faisons offrir un alcool à base de whisky et de cannelle. Il ne manquait plus que ça pour définitivement nous rendre gaga. Pour parachever cette soirée, à notre sortie de l’église, des jeunes dansent dans la rue. Nous apprécions le spectacle avant de rentrer, les yeux pleins d’étoiles et impatients de découvrir la suite… Notre deuxième journée à Potosì s’averera toute aussi foisonnante, mais cela sera peut-être l’objet d’un autre article.

Gus

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Premières heures boliviennes…
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4 avis sur « Premières heures boliviennes… »

  • 6 juillet 2018 à 16 h 54 min
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    Belles rencontres toutes en authenticité .

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  • 6 juillet 2018 à 17 h 24 min
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    du vrai, du pas-frelaté, de l’incontaminé par Mc Do et Cie…. c’est extra!!

    je comprends et (dans la faible mesure du possible), partage votre émerveillement. Et les chiens dans l’église, c pas très catholique ça, sapristi! (ou sacristie?)

    (j’aurais bien goûté ce Coca à la cannelle moi!)

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  • 7 juillet 2018 à 12 h 52 min
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    Bonne suite à vos aventures ! Bises

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  • 8 juillet 2018 à 0 h 18 min
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    Fidèle à toi même : l’article tourne autour de l’assiette 😉
    Tu m’en mets l’eau à la bouche (des repas mais aussi de la Bolivie!)

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